Dernier hommage à Jean Pierre Thystère Tchicaya

Dernier hommage à Jean Pierre Thystère Tchicaya
Décédé le 20 juin dernier à Paris (France) à l'âge de 72 ans, l'ancien président de l'Assemblée nationale, Jean Pierre Thystère Tchicaya a reçu un dernier hommage de la République et des pays amis le 5 juillet au Palais du Parlement à Brazzaville. Après le recueillement, la dépouille de l'illustre disparu a été transportée à Pointe-Noire où les obsèques seront organisées le 7 juillet prochain.
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# Posté le samedi 05 juillet 2008 14:53

Les descendants de l'explorateur Savorgnan de Brazza veulent rapatrier sa dépouille en Italie

Sur les bords du fleuve Congo, à Brazzaville, une vaste rotonde flanquée de fines colonnes surprend le visiteur. Le bâtiment, dont la construction a coûté plusieurs millions d'euros, est entièrement recouvert de marbre de Carrare. Un dôme de verre couronne l'ensemble qui dégage une impression de froideur. Ce pourrait être un lieu de culte maçonnique. C'est le mausolée de Pierre Savorgnan de Brazza, né italien en 1852, devenu explorateur au service d'une France à qui il a apporté, à la fin du XIXe siècle, le Congo qui porte aujourd'hui son nom.



UNE TOMBE SANS FIORITURE


La dépouille mortelle de Brazza ne repose dans le mausolée que depuis moins de deux ans. Mais déjà, à la demande de ses descendants, il est question de la rapatrier non pas à Alger, où elle avait été transférée après le décès "du plus humain des conquérants coloniaux" en septembre 1905, mais en Italie.

Passablement embrouillée, l'affaire commence en 2003 lorsque le roi des Batéké, l'ethnie la plus importante du Congo, propose à l'un des descendants de l'explorateur, un gentilhomme italien très âgé, de transférer la dépouille de Brazza dans la forêt, près de celui qui fut son ami et son allié, le roi Makoko Ier - celui là même qui, le 10 septembre 1880, avait cédé le plus paisiblement du monde "son territoire à la France et ses droits héréditaires de suprématie (dans la région)". Le roi des Batéké suggère de construire une tombe sans fioriture pour son "ancêtre blanc". L'Italien donne son accord.

Entre-temps, la nouvelle est parvenue à Brazzaville, la capitale, où des proches du président Sassou Nguesso imaginent le profit que le régime, très critiqué, peut tirer d'un retour soigneusement mis en scène - dans la capitale et non au fin fond de la forêt - de la dépouille de Brazza, un héros français qui jouit de l'estime des Congolais.


DÉTOURNEMENT DU PROJET



Le décès du descendant du roi Makoko facilite le détournement du projet. Ainsi, au lieu d'une simple tombe, c'est la première pierre d'un mausolée grandiose que le président Jacques Chirac pose à Brazzaville le 5 février 2005 en présence du président Sassou et de son gendre, le chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba. Sauf que deux semaines avant le transfert de la dépouille, la quinzaine de descendants de l'explorateur français, sous la houlette d'une arrière-petite-nièce de Brazza, Idanna Pucci di Barsento, bloque le projet.

De retour à l'automne 2006 d'un sommet de la francophonie à Bucarest, la capitale de la Roumanie, le président Sassou, qui assure alors la présidence de l'Union africaine (UA), n'a d'autre choix que de faire escale à Rome pour négocier avec la famille un compromis indispensable avant le transfert.

Les exigences des descendants de l'explorateur ne sont pas financières. Ce qu'ils réclament, et qu'ils finiront par obtenir, doit profiter aux populations locales. Au catalogue, figure le goudronnage de la piste qui relie Mbé, le village où fût signée l'alliance entre Brazza et le roi Makoko; la construction d'un dispensaire et "l'entretien constant" de "tous les édifices publics ou privés" qui portent le nom de l'"illustre explorateur".

Le protocole d'accord signé, le transfert de la dépouille peut avoir lieu. Le 3 octobre 2006, les ossements de Savorgnan de Brazza, ceux de son épouse et de leurs quatre enfants sont donc placés en grande pompe dans le mausolée de marbre blanc. Des roses de plastique sont posées sur les cercueils. Jacques Chirac n'a pas fait le déplacement mais a envoyé son ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.

Aujourd'hui, un peu moins de deux ans après la cérémonie, nouveau rebondissement. Agissant au nom des descendants de Brazza, Idanna Pucci affirme que l'Etat congolais n'a respecté aucun de ses engagements et donc que le protocole d'accord est caduc.

Une assignation est en cours de délivrance devant le tribunal de grande instance de Paris contre la République du Congo. "La bonne foi de mes clients a été abusée. Ils ont été l'otage d'une opération de récupération politique organisée par le régime", explique l'avocat de la famille, Me William Bourdon.

Dans l'assignation, la famille exige que l'Etat du Congo assure "sous astreinte de 50 000 euros par mois de retard, d'assurer le rapatriement à ses frais, vers l'Italie", des restes de l'explorateur.



lemonde.fr

Les descendants de l'explorateur Savorgnan de Brazza veulent rapatrier sa dépouille en Italie
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# Posté le mercredi 02 juillet 2008 18:28
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 09:27

Education : le bac général 2008 enregistre un taux de réussite de 39%

Education : le bac général 2008 enregistre un taux de réussite de 39%
La direction des examens et concours (DEC) a procédé le 1er juillet à Brazzaville à la publication des résultats du baccalauréat général 2008. Sur 15.795 candidats, 200 ont été déclarés admis et 6195 admissibles, soit un taux de réussite de 39% contre 33% en 2007.

«Ce taux de 39% exprime un léger mieux par rapport à la session précédente», a déclaré le président général des jurys du bac général, Philippe Kimbembé. Sur les 200 candidats admis, 111 appartiennent à la série C.

Le centre de Louanda en Angola est le meilleur avec un taux d'admission de 100%, suivi de celui de Madingou et de Kinkala. Par rapport aux sessions passées, les résultats de cette année ont été publiés moins d'un mois après le déroulement de l'examen.

Cette promptitude est due en grande partie à la volonté de mieux faire. Le service de correction avait retenu 60 correcteurs, venus des différents lycées du pays pour corriger les épreuves du bac.

L'annonce de la publication de ces résultats a été faite la veille, peu avant la délibération, par la ministre de l'Enseignement primaire et secondaire, chargée de l'Alphabétisation, Rosalie Kama Niamayoua, au cours d'un point de presse.

Comme l'année dernière, les élèves n'ont pas éprouvé des difficultés pour consulter les résultats en raison de la publication desdits résultats



Cliquez icic pour voir,les Résultats du Bac 2008
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# Posté le mardi 01 juillet 2008 21:58
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 09:19

Le Congolais boude les urnes,Le syndrome Tsvangirai ou "l'opposition des pauvres"

Le Congolais boude les urnes,Le syndrome Tsvangirai ou "l’opposition des pauvres"
Robert la Sangsue, n'en finit plus de se faire ridiculiser. Morgan Tsvangirai, en se retirant de la course à la magistrature suprême du Zimbabwe, à offert à Robert Mugabé l'élection la plus ridicule de l'histoire africaine battant d'une bonne longueur les élections législatives qui se sont déroulées dans un certain pays d'Afrique centrale en 2007 [1]. Mugabé se fait élire triomphalement au second tour avec plus de 85% des voix (officiellement) et une participation de moins de 20% (officieusement).

Cette stratégie de la chaise vide, longuement élaborée par Morgan Tsvangirai, politicien émérite, et son staff, a été spontanément découverte par le Congolais qui a tout compris sans que personne ne lui enseigne. Il a parfaitement saisi que le monde politique n'est pas le sien et qu'il n'a rien à en attendre. A l'issue des locales de juin 2008 où, massivement, il n'a rien fait pour se rendre dans les bureaux de vote, les conseils municipaux vont se monter avec une légitimité validée uniquement par une poignée de votants toute acquise à la cause de son champion alimentaire.

Le Congolais n'a jamais eu confiance dans sa classe politique, avant il la craignait, aujourd'hui, il a bien compris que, uniquement préoccupée d'intérêts financiers et de combats d'antichambre, elle a autre chose à faire que de s'occuper du vulgaire et faire en sorte que les populations puissent profiter elles aussi des immenses ressources nationales. Bien sûr le congolais sait aussi que sa voix n'a aucune valeur puisque les résultats son déjà connus de ceux qui tirent les ficelles.
C'est qu'on ne la lui fait plus au Congolais. Des promesses, ça fait un siècle qu'on lui en sert. Depuis : « Allez défendre la mère patrie, elle vous sera reconnaissante. » en passant par « Il nous faut l'indépendance pour vivre mieux. », jusqu'à « Votez pour le RMP c'est le parti du vrai changement. » via « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple. » et « Autosuffisance alimentaire en 20 ?? », il a dû avaler toutes les couleuvres et assister à une quantité de pose de premières pierres qui lui aurait permis de se construire la petite maison dont il a toujours rêvé.
Sans Marx, sans Trotsky, sans Che Guevara, sans aucun théoricien, il invente l'opposition des pauvres : l'indifférence devant les institutions. Ou comment paralyser la démocratie à l'africaine quand tout le monde pense qu'on en a pas les moyens. Le congolais découvre seul la désobéissance civile.
La vérité politique est là, dans cette gigantesque abstention qui montre au monde entier, a quel point de dégoût est arrivé leur peuple, comment ils lui ont enlevé toute Espérance Nouvelle ou faisandée. Que ce sont bien eux, qui ont mis le pays à terre. Que leur prétendue popularité n'est qu'une supercherie.

Dans son palais de Mpila, le Président doit s'inquiéter, le test, à un an des présidentielles, est préoccupant. Si l'année prochaine le résultat ressemble à celui des élections zimbabwéennes de ce dernier weekend, le RMP aura des difficultés à justifier l'élection de Denis Sassou Nguesso au premier tour avec 15% de participation et 98% des suffrages. Pour sa part, le président aura bien du mal à maintenir sur la scène internationale l'image d'unificateur qu'il voudrait être la sienne.
L'assise populaire dont se revendiquait le PCT a totalement achevé sa désagrégation avec la fusion dans le RMP. Tout l'édifice vacille, il va s'écrouler.

Cette opposition des pauvres est bien plus dangereuse pour eux parce qu'elle n'est pas achetable [2]. On achète pas la confiance, on la gagne, et quand on l'a perdue, il ne reste pas la moindre chance de la reconquérir. On achète aussi les leaders, mais des leaders, chez les pauvres, on a pas les moyens de s'en offrir. Alors bien sûr, ils vont essayer de lui en donner...
Le droit de vote est inscrit dans la constitution, mais rien n'y dit que le citoyen est contraint de voter. L'abstention est une prise de position, elle dit aux politiques : « Cessez de me rendre complice de vos actes et de m'en faire partager les responsabilités. ».
Comment obliger les gens à voter ?
Sous la menace des armes ?
Comment justifier d'avoir pris les armes contre un peuple qui ne fait strictement rien ?
C'est une révolution calme et pacifique. Elle n'use d'aucune arme, se passe de tracts et de médias, elle n'a pas besoin d'argent pour se développer. Certes elle est bien moins spectaculaire que toutes celles qu'on a pu voir un peu partout dans le monde, mais elle est tellement plus efficace et insidieuse. On ne peut pas la contrer sans renoncer au simulacre de démocratie qui régit le pays.

Congolais, tu leur donnes une leçon de démocratie, sans toi ils ne sont plus personne, ils ne peuvent plus se réclamer d'une légitimité quelconque.
Puisqu'ils ne respectent pas le suffrage populaire, qu'ils s'en passent...

[1] Ne pas perdre de vue que tout record est fait pour être battu.

[2] Eux ont toujours cru qu'un pauvre est toujours à vendre, contre un jus, un peu de riz ou un billet de mille.


par Jean Hombre Misoga
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# Posté le mardi 01 juillet 2008 16:48
Modifié le mardi 01 juillet 2008 21:42

Décès d'Augustin Poignet

 Décès d’Augustin Poignet
L'ancien président du sénat Augustin Poignet, né en 1928 est décédé ce jour à l'hôpital du Val-de-Grâce, Paris. Il avait 80 ans.
Officier supérieur issu de l'armée française, Augustin Poignet était ancien ministre de la Défense, ancien président du Sénat du Congo (entre 1992 et 1997, sous le régime de Pascal. Lissouba). Il avait assuré durant deux jours (3 et 4 août 1968) l'interim du président Alphonse Massamba Débat [1] Au sein de l'association dont il assurait la présidence, le Front Patriotique pour le Dialogue et la Réconciliation Nationale (FPDRN), il s'était montré conciliateur en voulant rétablir le dialogue entre le pouvoir en place et les exilés des évènements de 97 afin de leur permettre de rentrer au pays.
RIP.



[1] Le 1er aout 68, alors que des barricades barrent les rues de Brazzaville, Massamba Débat dissoud l'assemblée nationale et le bureau politique du MNR et il suspend la constitution.
Le 2 août. Cessation de toutes les activités dans Brazzaville. Le président quitte le palais pour une destination inconnue.
Le 3 août, trois communiqués sont publiés, le premier invite le président à rejoindre le palais. Le second nomme Marien Ngouabi commandant en chef de l'armée nationale. Le troisième nomme Augustin Poignet, secrétaire d'Etat à la défense président de la république en l'absence du Président Massamba Débat.
Le 4 août, Masamba Débat regagne le palais le soir pour négocier ave les chefs de l'armée. Ces négociations aboutissent à la formation d'un nouveau gouvernement et mettent fin à l'interim de Poignet.
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# Posté le mardi 01 juillet 2008 16:33
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 18:06